Mumontheroad et bébé admirent le coucher de soleil sur l'estuaire de Kampot au Cambodge

De Phnom Penh à Kampot

Après notre halte à Kompong Chhnang, nous rejoignons Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

Rue de Phnom Penh en fin d’après-midiStatue angkorienne du musée national de Phnom Penh au CambodgeStatue d’Angkor, au musée national de Phnom Penh

Phnom Penh est une ville étonnante. Les khmers envahissent ses places le temps d’un cours d’aérobic ou d’un match de football, à toute heure de la journée. Les moines vont de maison en maison faire l’aumône chaque matin. Les petits marchands de rue jouxtent nos enseignes occidentales les plus prisées. Les cyclo-pousses frayent leur chemin parmi de gros 4*4 rutilants. Sans oublier les dizaines de groupes de touristes chinois qui envahissent le palais où vit le roi. Mais ça, ça nous est presque normal désormais !

Parvis du palais royale de Phnom Penh au CambodgeParc du palais royal de Phnom Penh
Moines et marchande sur le parvis du Palais Royal de Phnom Penh au CambodgeMarchande de rue, Phnom Penh
Rue de Phnom Penh de nuit

Nous ne faisons qu’une courte escale dans la ville, le temps d’obtenir nos visa pour le Vietnam. Pour nous qui ne trouvons pas facilement nos marques dans les capitales, Phnom Penh est une bonne surprise. Certes, nous sommes loin du calme de la campagne et il faut prendre son courage à deux mains pour traverser chaque rue entre un flot ininterrompu de moto, voitures, tuk-tuk et autres cyclo-pousse. Mais, la confluence du Tonlé Sap avec le célèbre fleuve Mékong mérite à elle seule la promenade.

Crépuscule sur le monument de l'indépendance de Phnom Penh au CambodgeMonument de l'indépendance de Phnom Penh au CambodgeMonument de l’indépendance, Phnom Penh

Notre visa vietnamien récupéré, il ne nous reste plus que quelques jours avant de devoir quitter le Cambodge. Quelle sera notre dernière étape dans ce pays charmant ? Le choix est vaste : les communautés du Nord-Est et la jungle où les éléphants vivent en pleine nature ? La province de Kratie où l’on peut observer les derniers dauphins roses du Mékong ? Trop loin, trop compliqué côté santé pour Bébé. Nous mettons cap au Sud, direction la ville de Kampot, sans trop de conviction.

Rue de Kampot au Cambodge en fin d'après-midi Graffiti sur un bâtiment colonial à l'abandon dans le centre de Kampot au CambodgeRues de Kampot

Désormais à quelques kilomètres de la mer, nous changeons d’atmosphère dans cette petite ville au charme particulier. Organisée autour d’une place centrale, la ville compte nombre d’anciennes maisons de commerce construites au milieu du XXe siècle par des marchands chinois. La plupart des bâtisses est restaurée, d’autres sont laissées à l’abandon. Son marché est de loin le plus animé que l’on ait visité. Les couleurs éclatent, les odeurs nous assaillent, les bruits nous interpellent. Quelle expérience pour nos sens !

Marchande de gaufres au marché de Kampot au Cambodge Volailles prêtes à cuisiner au vieux marché de Kampot au CambodgeMarché de Kampot

Sur un rond-point trône un énorme durian, fruit asiatique à l’odeur tenace. Appelons cela une curiosité !

Le rond-point Duryan est au centre de la ville de Kampot au CambodgeRond-point du durian, KampotPère et fils sur leur balancelle en fin d'après-midi dans le centre de KampotPère et fils laissant le temps filer, Kampot

Mais on vient davantage à Kampot pour son poivre, à la renommée internationale. Sous des serres en feuille de palmiers, le joyau de Kampot prend le temps de mûrir. Vert, blanc, rouge ou noir, sa couleur ne dépend que de son stade de maturité. Son parfum et son goût ne peuvent que séduire les plus novices. Un peu fruité ou plutôt âcre, nous apprenons à découvrir ses subtilités, sous les yeux pleins d’intérêt de Bébé qui écoute !

Plantation de poivre dans les environs de Kampot au Cambodge Plantation de poivre protégée du soleil à Kampot au Cambodge Poivre de Kampot, CambodgeExploitation de poivre, Kampot

De retour à la ville, le bord de l’estuaire offre des couchers de soleil rougeoyants, pendant que les bateaux rentrent de la pêche en file indienne, sur fond de collines vallonnées. L’ancien? pont français n’est emprunté aujourd’hui que par les motos et les piétons.

Vieux pont colonial français et son flot de deux roues à Kampot au Cambodge Le soleil se couche en face du pont colonial français de Kampot au CambodgeAncien pont français, Kampot

A quelques kilomètres de là, la mer que j’aime tant nous offre un dernier moment de calme cambodgien. Encore une fois, pas un touriste à l’horizon, juste nous et des pêcheurs qui déploient toute leur force pour ramener leurs filets.  Le spectacle est parfait pour dire au revoir à ce pays, aux beautés si diverses.

Equipe de pêcheur sur le côte près de Kampot au Cambodge, ramenant leur filet lentementPêcheurs sur la côte près de Kampot travaillant ensemblePêcheurs ramenant leurs filets


Mon Kampot pratique

 

Se rendre à Kampot depuis Phnom Penh
 Si notre hôtel de Phnom Penh n’avait pas oublié de réserver nos tickets de bus pour Kampot, nous serions partis avec la compagnie Giant Ibis.
• Or, quand le personnel s’en est aperçu, trop tard, il n’y a plus de place dans le bus de 8h.
•  Nous reprendrons donc un mini-van, réservé par l’hôtel, de la compagnie Champa Tourist.
•  Comptez 3 heures de trajet dans une camionnette confortable, pleine de touristes et bien climatisée.

Notre logement à Kampot
•  Allez savoir pourquoi, lorsque j’ai cherché à réserver une guesthouse à Kampot, la plupart était déjà pleine à craquer.
  Je me suis donc rabattue sur Apsara Guesthouse, pas trop convaincue de ce choix par défaut.
•  Au final, pas de regret ! Les plus : la propreté, le soucis du service, le prix (18 dollars la nuit pour une double classique), l’accès à la terrasse sur le toit. Cette derniere n’est pas particulièrement aménagée mais offre un bel espace à Bébé pour se dégourdir les jambes.
•  Les moins : la clim difficile à régler, l’emplacement un chouia excentré.

Les visites à ne pas manquer à Kampot
•  La visite d’une exploitation de poivre. Je recommande La Plantation, à 35 minutes en tuk-tuk de la ville. Visite gratuite, en français, très sympathique ! Nous avons complété notre découverte du poivre par une visite, gratuite également, de Farm Links, où l’on peut observer une salle de tri et des espaces de séchage du poivre. La combinaison des deux visites était vraiment complémentaire.
•  Une balade au coucher de soleil le long de l’estuaire. Des bateaux partent également vers 17h pour aller observer les lucioles et le coucher de soleil depuis l’eau.
•  Une promenade vers Fish Island de l’autre côté du pont. Le Wat vaut le détour, petit havre de paix au bord de l’eau.
•  Pour beaucoup de touristes, Kampot est également le point de départ vers Kep (comptez entre 30 et 45 minutes) ou la station climatique du Bokor (via une excursion à la journée).

Un restaurant à Kampot
Le Rikitikitavi offre des plats travaillés, mettant à l’honneur le poivre de la région. On y mange très bien, dans un cadre agréable. Seul bémol le prix : comptez environ 20 dollars le repas. N’oubliez pas d’aller y repérer les deux chouettes qui nichent dans l’arbre du fond de la terrasse !

Visiter Kampot avec un bébé 
•  Nous avons mis du temps à le trouver, LE supermarché de Kampot, à deux pas de notre guesthouse, au croisement des street 701 et 730. On y trouve de tout : du lait (y compris Guigoz), de l’eau minérale, des couches, des lingettes, un vrai petit supermarché à l’occidental, aux grands damne des puristes.
•  Côté compote, on y trouve des petits pots Blédina, saveur pommes uniquement. Plus de gourdes à l’horizon. Nous avons donc mis la vitesse supérieure dans la découverte des fruits de la région : mangue et fruit du diable notamment !
•  Quelques moustiques ont fait leur retour à Kampot. Attention à bien vous protéger.

5 comments

  1. Tout est dit tant sur le récit que sur les photos. Je partage complètement les commentaires des autres « fans »
    A vous suivre sur la route du Vietnam….
    Gros bisous à tous les trois.

  2. Encore un très beau récit captivant et les photos…waouuu! Comme dit Papy Novel il manque juste les odeurs et les bruits. Pour les bruits il n’y avait pas de soucis ai mis la radio à fond mais pour le odeurs…cela n’a pas été le top 😀 ….j’ai bien essayé de mettre mon poivrier sous le nez mais je n’ai pas arrêté d’éternuer 😀 (c’était le petit moment de sourire)
    Maintenant je vous souhaite un bon voyage vers le Vietnam, hâte de découvrir ce pays avec vous.
    Gros bisous à tous les trois.

  3. Encore du rêve, il ne manque que les bruits et les odeurs…. superbes photos comme d’habitude, bonne continuation vers le Vietnam.
    Gros bisous à vous trois.

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